"Les Fils des Hommes"

ACTION D'ESPACE

Danse et théâtre de rue en déambulation  /// 45 min ///Dès 8 ans

©Vincent Vanhecke
©Vincent Vanhecke

LE SPECTACLE

 

C’est là que ça commence. Deux hommes sont dans la rue, l’un parle de la guerre d’Algérie, la guerre des pères, lui c’est un fils, il dit ce qu’il en sait. L’autre se tait et porte un cube, il en racle les murs, en frappe les rues, cherche un recoin où le caler, une ouverture pour l’encastrer, mémoire encombrante. Ils dérangent, ils déplacent, font corps avec les spectateurs, s’appuient sur les choses et dansent en silence. Puis les yeux dans les yeux, sortent les mots de tous les fils de la guerre, fils de Harkis, de Pied Noirs, d’Appelés, de Fellaghas. Et là aussi il y a des silences et des colères. 

 


« En décembre 2009, à la recherche d’un livre à offrir à mon père, je choisis « des hommes » de Laurent Mauvignier, roman des hommes de la guerre d’Algérie. Mon père, comme tous nos pères, a combattu là bas, durant 28 mois, et n’en parlera plus.

Avant d’offrir, je préfère lire. C’est un choc, une épreuve, j’en arrête la lecture, ferme le livre pour en perdre les pages, j’y reviens. A toucher le livre je me sens pris. Je ne l’offrirai pas. Mais le besoin de crier. »

 

François Rascalou

 

Parti d’une interrogation vers les « hommes », nos pères, ceux qui l’ont vécue, j’en suis venu à interroger les « ls des hommes ». Je suis un des « ls ». Quels sens, quelles postures, aujourd’hui pour des « ls de Harkis, Pieds noirs, Appelés, Fellaghas» ? Que faisons-nous de ces mémoires, de ces silences, de ces histoires, de ces images ? Comment les ls, aujourd’hui, des deux cotés de la méditerranée, construisent le présent et l’avenir avec ces legs ? 

  

Nous évoquons la guerre d’Algérie au travers des histoires singulières, des empreintes et réminiscences qui en demeurent aujourd’hui chez les ls, et du rapport de ces ls à leurs pères traversés par les traumatismes de la guerre.

Les thèmes parcourent notre humanité d’après la guerre: la mémoire et l’oubli, la vie et la mort, le courage et la peur, l’exil et la terre, le bien et le mal. Avec une tension particulière pour la guerre d’Algérie puisque celle-ci est toujours source de conflits de mémoires, pour les individus, les communautés, les états. 

 

 


"Souffle"

ACTION D"ESPACE

Danse et théâtre de rue en déambulation  /// 45 min ///Dès 8 ans

 

Souffle relate les visites de la mort au cours d'une vie. Nous y suivons un homme, initié par un Faune (homme-animal) dans un rituel d'évocation poétique de la mort. Comment celle-ci se construit, de l'enfance à l'âge mûr, l'effroi et le questionnement que sa confrontation impose, année après année. Les terreurs des nuits d’enfants, les défis mortifères de l’adolescence, les insouciances maladroites, les accidents, la maladie, le deuil, la perte… 

Le texte écrit par François Rascalou prend la forme d’un conte, déformé comme dans un rêve, peuplé de bêtes et de sursauts. 

Le rituel est là pour dompter la peine et ensemble, dans une dernière danse, assurer le passage de l'être cher. 


Festival 48ème de Rue à Mende (Lozère)

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20 compagnies dans le IN,

une trentaine dans le  OFF, 

plus de 200 représentations sur deux

jours.

Un Bracelet Solidaire obligatoire pour rentrer sur les sites du IN à seulement 10€ les 3 jours et 5 € la journée (gratuit pour les moins de 1m20).

  



Association Labo'Art

Festival 48ème de rue

10-12 rue des Clapiers

48000 MENDE

contact@laboart.fr

04 66 49 00 30

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